Mercredi 7 juillet 2010
Trajet de Surabaya sur l’île de Java, jusqu’à Denpassar sur Bali en une nuit. J'arrive a dormir jusqu’à un premier arrêt a minuit pour manger un repas compris dans le billet, mais le riz a le même goût que le produit utilise pour laver la vaisselle, mal rincée, mais tout le monde se goinfre, je dois sûrement être difficile^^.
Plus tard et plus loin sur la route, vers 1 heure du matin, une explosion me réveille en sursaut, un pneu vient d’éclater. Je commencerais presque a avoir l'habitude, hier le bus que j'ai pris a eu le même problème, sauf que le train arrière n'avait pas supporte et était fichu.
Cette fois ci, le chauffeur roule doucement jusqu’à un bord de route plus large, et un des 2 chauffeurs change la 2eme roue intérieure du train arrière en 1/2 heure avec une habileté de mécanicien.
On arrive a 9h du matin a Denpassar, la capitale de Bali. Comme a chaque arrivée de bus, pleins de gars tentent de proposer leurs billets de bus et un taximan me saute dessus car j'ai le malheur de prononcer Ubud en disant ou j'allais, il va même jusqu’à faire fuir un petit bemo, un tout petit minibus, qui me proposait de m'emmener, mais qui se ravise en prétextant qu'il n'y va plus, voyant le costaud de taximan qui ne me lâche pas et qui continue a aboyer jusqu’à ce que je m'en débarrasse, mes manières sont limitées quand je n'ai pas dormi...
Je prend un bemo, les petits mini-bus locaux jusqu'au bureau de l'immigration. La encore un taximan un peu spécial, qui me vante les mérites de l’héroïne... J'aurais une prolongation de mon visa dans 10 jours, 10 jours pour 1 autocollant et un coup de tampon .... Je verrais plus tard que dans d'autres bureaux, 1 jour et un petit billet de banque suffisent.
Bali a un fort goût touristique et je m’inquiète de devoir passer 10 jours ici ^^. J'ai de la chance en arrivant a Ubud, car dans la rue que j'explore a la recherche d'une chambre, tout le monde ne me parle que d’hôtels assez cher, mais en cherchant dans une petite rue perpendiculaire, un hôtel ou la patronne me montre une chambre a 200.000 rupiah (18 euros), je lui explique que je cherche juste un lit et de quoi me laver, et elle me trouve ce que je n’espérais plus trouver ici, une petite chambre qu'elle loue d'habitude aux indonésiens qui travaillent ici..
(Agus Pension (0361)973235 - petite rue perpendiculaire a Monkey Forest Street, Ayune et son mari vous accueilleront !)
Déjeuner dans la ruelle qui mène a son guesthouse, une table dans un recoin a l'abri, remplie de quoi faire des assiettes de riz, de gado gado, des petits blocs de riz compacte et quelques légumes, et cette femme qui me propose un repas indonésien au prix local, heureusement car dans cette rue, il n'y a que des restaurant a touristes, et le prix du gado gado que je mange, n'est même pas le prix d'un café.
Visite de la foret des singes, qui donne son nom a la rue. Pleins de petits singes joueurs, voleurs et mordants parfois, amusant de voir cette petite masse d’énergie s'accrocher a mes vêtements et venir prendre un biscuit dans ma main en l'air. Plus tard, dans un magnifique temple ou j'ai du porter un sarung pour entrer, ce tissus traditionnel hindou attache autour de la taille, un autre petit singe me saute dessus pour essayer d'ouvrir mon sac, ou de le déchirer et le mordre, le goinfre ^^ !

Jeudi 8 juillet 2010
Je loue un scooter et je pars me perdre dans les environs proches d'Ubud. Déjeuner dans un snack au bord de la route, une salade de fruits sauce piments et cacahuète, excellente, accompagnée de 3 chips de crevette et du "copi goula", le cafe sucre indonesien prépare avec cette poudre de café très fine, dont on ne finis pas le verre, rempli du dépôt.

Je fais une ballade sur la crête d'une colline, une vue de nature. Je visite quelques petits temples. Il y en a partout, ces temples magnifiques. Chaque maison construit le sien, sur un espace d'environ 10 m2, et installe 1, 2 ou plus de ces petits monuments en hommage a une divinité. Et toujours d'offrandes, tous les jours, toute la journée, partout la encore, devant les portes des maisons, sur les statues de divinités hindous, sur la voiture garée devant la maison, c'est une petite coupelle de feuilles tressées, quelques pétales de fleur rouges, jaunes, ... du riz, un petit quelque chose dedans pour rappeler la divinité au bon souvenir du balinais en costume traditionnel venu faire ses offrandes.
Dîner après avoir enfin trouve un restaurant d’indonésien dans cette ville a touristes, un petit resto local a pas cher, a peine plus d'un euro pour une assiette de riz, du tofu et du tempe (graines de soja germe, frits en petits beignets, au grille croustillants et au croquant des quelques cacahuètes ajoutées au beignet), le tout cuits avec une sauce sucrée et pimentée, avec du riz blanc et un verre de thé glace, la boisson habituelle lors du repas.
Vendredi 9 juillet 2010
Quelqu'un n’arrête pas de faire tinter une petite cloche dehors au reveil, et Ayune, la patronne, m'explique que c'est une cérémonie qui a lieu tous les matins. Son mari m'indique une route pour rejoindre le lac Batur, un coin avec une beau panorama et un temple répute sur les hauteurs d'un volcan qui domine un grand lac.
Je file, et il me faudra presque 1/4 d'heure de trajet sur la route principale avant de ne plus voir les magasins a touristes de chaque cotes de la route ! Ubud est définitivement englouti par le business touristique et j’espère ne pas m'y noyer ^^
Je prends la première petite route que je trouve pour ne plus être sur ce "grand" axe qui est une simple route de campagne, mais très utilisée et la vue n'est pas intéressante. Sur ce nouveau petit bout de goudron, qui suit la crête d'une colline, je découvre des vues magnifiques de rizières, la plupart viennent juste d’être semées, des petites touffes de plants de riz qui ne demandent qu'a grandir pour plus tard recouvrir cette mare de 20cm de profondeur d'une verdure presque fluorescente qui virera ensuite au jaune.
Lors d'une pause, je me paie un sari, tenue obligatoire pour respecter les temples que je visiterais, et celui la n'est pas cher. En remontant sur la moto, je me rend compte que le gamin que j'ai croise a ouvert mon sac pendant que son copain me parlait et que j’admirais la vue. Je suis vraiment surpris alors que je suis dans ce lieu si réputé, si beau, propre, ordonne, le paradis du touriste ^^ ! Et j'apprendrais plus tard la triste réalité, beaucoup d'enfants sont dans la rue en Indonésie, toujours repousses par la police hors des endroits touristiques, c'est a dire de la plupart des villes de Bali !

Je commence a me cailler en arrivant en haut d'un petit col, je ne suis plus habitue aux températures de moins de 25 degrés, et la vue impressionnante, je suis juste sous les nuages a admirer un panorama a presque 180 degrés, des rizières, le volcan, le lac et la petite route que je vais suivre. L'autre cote du volcan retient justement les nuages. Je descend voir le lac, un petit tour au pied d'un volcan dont le cratère est rempli d'un nuage, et partout autour ces pierres volcaniques dangereuses pour les pneus du scooter. J'ai vu quelques restaurants avec une vue impressionnante, leurs parkings remplis de bemo a touristes, et j'aurais même énervé un taximan parce que je ne me gare pas dans le parking a touristes mais sur le bord de la route pendant 5 minutes. Les seuls indonésiens désagréables bossent dans le tourisme.

En bas du volcan, au bord du lac, une petite place, 3 snacks locaux, et 3 vendeurs me laisse tranquilles après 1 minute de tentative, leur panier a la main plein de colliers et bracelets, aucun touriste pour eux aujourd'hui, difficile, et je déjeunerais en discutant avec un peintre bien paisible.
Samedi 10 juillet 2010
Je file vers le sud, un pause dans un marche a Denpassar et j'irais peut être jusqu’à Kuta. La route est cette fois très remplie. J'arrive rapidement a Denpassar et trouve le marche qu'on m'a indique, après avoir trouve le bon enchaînement de sens uniques dont cette ville remplie.
En fait de marche, ce sont des magasins de tissus et se sarungs. Je vais au bout de la rue et trouve un mall local, 3 étages de stands ou je trouve de tout, légumes au rez de chaussée, puis bijoux, tissus et vêtements aux étages. J'y croise une vedette de la télé française, je ne sais quel show man qui anime des émissions de variété, accompagne d'une blonde avec casquette et larges lunettes de soleil, sûrement de peur qu'un journaliste la reconnaisse.
Déjeuner sur le stand d'une musulmane, ici il y a mixité et respect des differentes religions, contrairement a l’île de Java, musulmane, qui serait très fermée aux autres religions a ce qu'on m'a explique.
Je file ensuite vers Kuta voir a quoi ça ressemble, et je comprend vite lorsque j'arrive dans le centre de la ville, et y croise plein de touristes en 2 roues avec parfois la planche de surf sur le cote du scooter et forcement pleins de magasins a touristes, d’hôtels, de restaurants.
Je vais voir la plage, impeccable, que des touristes a 2 heures de l’après midi forcement. Je rentre a Ubud, enfin j'essaie, car les panneaux de direction a Bali sont rares et incomplets. Une fois j'ai l'indication pour Ubud, et a l'intersection suivante, je ne l'ai plus. Heureusement, mes voisins aux feux rouges m'indiquent toujours la bonne voie, et avec le sourire.
Lundi 12 juillet 2010
Départ vers le temple Batu Karu, un temple au pied de la montagne du même nom. Un temple tranquille et recule, pas si extraordinaire a visiter si ce n'est la route pour y accéder. Je continue ensuite jusqu’à Jati Luwih, un petit village au milieu des rizières. Ce site serait classe au patrimoine mondial de l’humanité. Et la oui, c'est magnifique, c'est l'endroit que j'aurais préfère sur Bali. Je me régale en m’arrêtant tous les 100 mètres pour une nouvelles vue et une nouvelle photo. Photos qui ne rendront d'ailleurs rien, car le plus beau est la largeur de ce panorama et l'horizon au dessus de centaines de rizières a étages.

Je déjeune dans un petit snack ou une femme me prepare une assiette de gado gado, le prix de l'assiette, 2000 rupiah, a peine 20c d'euros et j'en ai presque trop. Je rentre tranquillement en me régalant de ces petites routes a virages loin de la circulation du sud de Bali, en passant devant ces maisons sculptées comme des temples.
Mardi 13 juillet 2010
Je pars visiter Pura Besakih, le temple le plus connu de Bali. Arrive a l’entrée du temple, 3 guides, chacun leur tour, se proposent en utilisant des raisons presque obligatoires, je reste zen et les zappe jusqu’à la porte du temple ou la, encore 3 autres guides sont a la petite grille et bloquent le passage en prétextant une cérémonie qui oblige les visiteurs a être accompagnes. J'arrive a un prix correct pour le visiter accompagne, mais j'apprendrais plus tard que n'importe quel temple hindou reste toujours gratuit.
C'est grand, effectivement, mais pas si extraordinaire, a part des dorures sur cette pierre volcanique noire qui donne un magnifique contraste avec la vue sur Bali qui s’étend jusqu’à la mer a l'horizon. Après ce temple central, pleins d'autres petits temples, vénérant chacun une divinité différente, avec ces sortes de tour a 7, 9 ou 11 niveaux représentant en quelque sorte des niveaux de "libération" ou d’éveil de la déité.
jeudi 15 juillet 2010
Je descend a Denpassar payer mon extension de visa, et me fais arnaquer par le douanier de 5 euros, je ne connaissais pas le prix exact du visa et faisais confiance, et le policier a arrondi son salaire comme c'est l'usage en Indonésie. Il faut savoir aussi que pour devenir policier, il a du payer pour obtenir tous les concours et les grades qui font maintenant son maigre salaire, une juste rétribution ?

Vendredi 16 juillet 2010
Je quitte Bali, c'est vraiment un endroit superbe, autant dans le paysage, que dans les coutumes des temples amenages dans chacunes des maison, des offrandes sur tout ce sur quoi il est possible de faire des souhaits, et des habitants tres accueillants, des qu'on quitte les endroits touristiques.

Vendredi 16 juillet 2010
Ce matin, je prends un minibus pour rejoindre une des 3 iles paradisiaques bordant le nord ouest de Lombok, Gili Terawagan, ou il serait possible de faire de bonnes fiestas le soir et de se regaler de plages magnifiques et des spots de snorkling durant la journee. J'imagine rapidement l'ambiance et la population de l'endroit ou je vais en voyant tous les passagers du minibus, qui doivent arriver directement de Kuta.
Dans le minibus, je rencontre un couple de polonais dont le mari est biologiste, et qui vont etudier les dragons de Komodo.
Il faut 4 heures de ferry pour rejoindre l'ile de Lombok, et pourquoi pas l'occasion de changer de direction...
Toutes les photos sur l'ile de Bali


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