mardi 13 juillet 2010

L'indonesie, Java, Jakarta et Yogyakarta



Jakarta

A l'arrivee a l'aeroport, formalites de visa ou le douanier m'arnaque de 6000 rupiah, 50c d'euros sans que je fasse gaffe au taux de change, ca me rappelle la frontiere cambodgienne ou j'avais du negocier mon visa.
Sorti de l'aeroport, je cherche un bus, et j'ai l'impression de trouver un melange d'asie et d'Inde, Indonesie signifie "Inde et iles". 1h de bus jusqu'au centre ville, et la ca me rappelle vraiment l'Inde, New Delhi, la banlieue de Jakarta est dense, presque 23 millions de personnes vivent ici, le tiers de la population francaise.



Je trouve une chambre au premier hotel aprs avoir demande autour de moi, et c'est surement un des moins chers, a cote d'une rue touristique reputee pour backpackers economes, un petit hotel dont la chambre est ... en tout cas les draps du lit ont l'air propres, et les toilettes partages le sont assez pour que j'arrive a m'y laver et nettoyer 2 fringues.


Le reveil dans cette chambre, c'est a 7h, par le voisin du dessus qui prend sa douche, l'eau s'evacue dehors et tombe sur une tole face a ma fenetre, elle meme face a un mur.



Je visite Kota, un quartier d'anciens batiments hollandais. Rien d'interressant car je n'ai pas envie de faire les musees. Au square, je rencontre pleins de jeunes qui ne demandent qu'a parler anglais et s'occuper, c'est les vacances pour les etudiants. Je discute avec une future enseignante de mathematiques qui m'explique que l'ecole est payante a partir de 12 ans, aux tarifs fonction de la renommee de l'ecole. Cette femme est musulmane et je suis agreablement surpris et content pour elle de voir sa liberte contrairement a d'autres pays.



Visite de Harbour front, le port de Jakarta, je me perd dans le dedale des petits passages entre les maisons de bois, de tole et de divers materiaux recuperes. Il y a pleins de chats partout ici, autant qu'en ville, meme un chaton qui se ballade dans le Mc Donald's de la gare a chercher un reste tombe malencontreusement par terre !



Sur le port, pour les quelques bateaux recents, le chargement des marchandises se fait avec des grues, mais pour la plupart des autres bateaux, des vieux et grands bateaux de bois, les marchandises sont chargees par des porteurs qui montent a bord en equilibre sur un etroit tronc d'arbre qui fait office de passerrelle.



En me promenant dans les rues peu visitees, je passe devant un batiment qui s'effondre, utilise pour collecter les bouteilles plastiques et les canettes d'aluminium, recuperees par les plus pauvres dans la rue. Un kilogramme de bouteilles plastique transparentes (environ 60 petites bouteilles plastiques) est achete 4500 rupiah (40 centimes d'euros), si le plastique est de couleur, c'est 3500 et pour 10 canettes d'aluminium, un ramasseur peut en tirer 1250 rupiah, 10 centimes d'euros.
Le salaire moyen, pour ceux qui bossent, en Indonesie, est de 50 euros, et ce n'est jamais assez pour finir le mois.



Le "metro" est aerien, une simple ligne de train, perchee au dessus de quelques boulevards, des wagons pleins a craquer, aux portes grandes ouvertes, un flot de passagers qui entrent en se faisant pousser par les derniers qui ne veulent pas rester sur le quai, et des jeunes, amuses a s'installer sur le toit, la tete baissee pour ne pas toucher le cable electrique qui alimente le train en 1500 volts !



Pour reserver un billet de train, et j'achete le billet dans un bureau, accueilli par le responsable des reservations, par le responsable des comptes, et par un autre responsable encore, tres chaleureux et contents de discuter avec un europeen. Je rentre a pied a Jalan Jaksa, et c'est plutot agreable de marcher sur ce boulevard ininterressant, mais rempli de gens occupes a leur vie de tous les jours, etonnes de voir un touriste ici. Diner d'un bol de soupe de legumes et une assiette de riz, et je commence a attendre le train qui n'a qu'une demie heure de retard. Mes voisins de quai, un couple, dort allonges sur 2 pages de journaux. J'embarque, assis a cote d'un jeune gars qui rentre retrouver sa femme et sa famille a Yogyakarta, il a un bon boulot a Jakarta, mais la vie est bien plus paisible a Jogja (Yogyakarta).


Yogyakarta



Des habitants de Yogyakarta m'hebergent, le couchsurfing est etonnant, si rapide et un echange si simple et tres interressant. C'est vraiment surprenant, un excellent moyen de rencontrer des gens du pays lorsqu'on arrive, et on est tous dans l'envie d'echanger, de discuter, de partager, la rencontre est riche et agreable. Mes hotes sont vraiment une remarquable invitation a continuer le couchsurfing !
Je rencontre durant une soiree, un gars dont le bras gauche est inutilisable, et son handicap lui fait beneficier de 300 euros d'indemnite qu'il utilise pour vivre ici, et c'est suffisant, et surement des cotes bien plus agreable qu'en France.



J'experimente egalement le massage indonesien. Un vieux gars qui me regle une douleur dans le dos, pas si confortable le train. Il me trouve aussi une douleur dans un genou qu'il regle en meme temps, et finis en remettant mes vertebres dans l'axe, une technique familliale efficace.

Visite d'une fabrique de Batik, une technique d'impression de tissus. Tout d'abord, de la cire est applique sur le tissus pour le proteger d'un premier bain dans l'encre, puis la cire est retiree, ou mise a d'autres endroits pour une nouveau bain. La technique peut se faire a la main, dont certains Batik prennent 3 mois pour etre finits, et pour d'autres, une personne applique des tampons de cire, plus rapide, quelques jours de travail.



Je rencontre egalement Giyono (08.19.03.77.16.47), un conducteur de touk-touk qui parle tres bien francais et que je le recommande a ceux qui veulent decouvrir la ville avec un guide pas cher et tres interressant.

Je visite Prambanan, apres m'etre abrites dans un magasin de patisseries et confiseries locales durant 1/2 heure pour eviter une grosse averse qui ne devrait pas etre a cette saison. Ici comme en Guyane, le temps est bouleverse, il pleut durant la saison seche.
Prambanan est un vieux temple hindou proche du centre ville, magnifique et plein de touristes, surtout indonesiens.



Mes hotes m'emmenent passer le week-end dans la famille a la campagne, dans la maison de la grand-mere. Le paysage est magnifique, tout ce qu'on imagine de l'indonesie en carte postale, ces grands palmiers entre les rizieres sur plusieurs etages.


Lever a 4h30, et on part en scooter a 30 bornes visiter Borobudur. C'est le plus grand temple bouddhiste au monde, age de plus de 1000 ans, et il a la forme d'un mandala de 113 metres de large. Le soleil se leve derriere une petite montagne, et de la brume qui recouvre toute la valee autour du temple commence a se dissiper. Sur 2 niveaux differents, des fresques racontent la vie et de l'enseignement de Bouddha



Les repas sont excellents et pas chers, le couple d'indonesiens qui m'heberge m'emmene dans des petits snack introuvables pour un touriste, gouter des specialites locales, pour 5000 rupiah, 40 centimes d'euros l'assiette.

J'envoie un colis, et la encore, un gars dans la rue me fait l'emballage de la meme facon qu'on me l'avait fait en Inde. Le carton est emballe dans une sorte de toite de jute qui est ensuite cousue griossierement pour eviter d'etre ouvert trop facilement par les transporteurs.


Encore impossible de raconter tant de moments.
J'aurais vu ces boites vides dans les magasins, plus simple pour eviter les vols.



J'aurais croise ce vendeur de miel, qu'il est alle le recolter dans un arbre



et vu ces rizieres, partout ou il est possible de faire un carre de terre, d'y mettre de l'eau et de produire quelques kilogrammes de riz, entre 2 maisons, face a un HLM (rare ici), partout ou c'est possible. Tout le monde cultive son riz. et ces tags partout ou le style a un bon effet, pas commun en asie, l'art est bien present a Jogja !



Je quitte Yogyakarta en me demandant plusieurs fois si je ne devrais pas rester quelques jours de plus, des rencontres si agreables, et une ville si tranquille, mais mon visa est deja trop court pour visiter l'immense Indonesie.



Toutes les photos sur l'ile de Java

1 commentaires:

101 a dit…

merci pour ces moments partagés.

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