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Vendredi 16 juillet 2010
Je quitte Bali et la ville d'Ubud dans un minubus qui récupère un petit paquet de touristes qui vont presque tous aux iles Gili, réputées sur le guide Lonely Planet et je commence a me demander si je vais apprécier la faune locale qui n'aura rien de très local.
Dans le minibus je rencontre un couple de polonais qui vont jusqu'au Timor, avec une première escale pour découvrir les dragons de Komodo.

4 heures de ferry plus tard pour rejoindre l'ile de Lombok, je change de direction et décide de partir vers Flores, l'ile d'où j'irais voir ces fameux dragons.
Je descend du bateau et je change mon ticket des iles Gili pour un ticket vers Mataram, la ville principale de Lombok. Le gars de l'agence essaie par tous les moyens encore de me vendre un tour organise pour aller voir les dragons, et par dépit, tente ensuite vainement de me vendre un ticket pour son bus presque 3 fois plus cher que le bus local, mais je rejoins la gare routière locale avec un petit Bemo, ces mini-mini-bus locaux et je réserve un bus pour demain matin, celui de ce soir est parti il y a 10 minutes, le gars de l'agence m'a fait perdre mon temps dans ce but. Une nuit dans un homestay, pas si bon marché mais je n'avais pas fait gaffe qu'il est référencé dans le guide, et forcément, tous les prix indiqués sont immédiatement augmentés pour des touristes peu désireux de s'embêter a chercher ailleurs, apres des heures de voyage et un sac sur le dos.

Diner dans un petit snack de bord de route, où j'offre une assiette a un gamin venu mendier. Je ne suis que peu surpris car mon voisin de chambre, un écossais, qui vient tous les ans bosser pour une fondation d'aide aux enfants de Bali et Lombok sortis des rues, Peduli Anak. Il m'explique qu'il y a pleins d'enfants mendiants en Indonésie. A Bali, les enfants mendiants sont chassés de Kuta et d'Ubud, les principales villes touristiques et de tous les autres endroits touristiques, et emmenés a Denpassar pour ne pas "déranger" les touristes. A Lombok, île peu touristique, il y a plein de ces enfants mendiants dans les rues. Les 2 dernières arrivantes dans l'association ou bosse mon voisin de chambre, sont 2 petites filles de 3 ans, violées. L'association se bat entre autres pour que les coupables soient jugés et condamnés bien que ce ne soit pas une priorité pour la justice.
Samedi 17 juillet 2010
Départ du bus a 7h, quelques heures de route jusqu'à l'autre cote de l'ile de Lombok, où on prend un ferry durant 2 heures jusqu'à l'ile de Sumbawa.

On devrait arriver vers 19h. La route longe une cote et un paysage de rizières pauvres, des petites cabanes sur pilotis qui abritent de la pluie ou du soleil intense quelques cultivateurs de riz, et des petites montagnes qui rendent ces vues si belles. Pause repas, comprit dans le tarif du trajet, excellent cette fois-ci, par contre le bus lui ne redémarre pas. On patiente 2h, pendant que les 2 chauffeurs tentent désespérément de redémarrer avec 3 outils et beaucoup de volonté. Un autre bus arrive et on profitera de leur batterie pour redémarrer le notre. La route est toujours si splendide, dommage que je sois coince dans ce bus, j'ai envie de m'arrêter partout pour découvrir et admirer, je le ferais au retour.

On arrive enfin a Bima, une petite ville a 2h de la cote est de Flores. Une personne qui bosse pour le gouvernement me surprend, il attendait l'arrivée du bus et oriente les passagers vers un hôtel, ou une correspondance en allant jusqu'à donner le tarif local du bemo que je prendrais demain, jamais vu ca nulle part ! Généralement ce sont des vendeurs qui proposent des tickets de bus a prix sur-gonflés qu'il faut alors négocier, après qu'on ait fait plusieures heures de trajet, alors cet accueil plutôt agréable, et je saurais plus tard que Bima restera une petite ville ou j'adorerais revenir. Mais il est trop tard pour continuer notre route et rejoindre Sape a l'est de l'ile de Sumbawa et l'embarcadère pour l'ile de Flores, je repartirais demain matin après une nuit dans cette petite ville de transit, qui a pourtant l'air bien agréable, vu l'accueil a la descente du bus !
Dimanche 18 juillet 2010
Lever encore très tôt, un petit bus local chargé au maximum en passagers, en route jusqu'à Sape, a 2h de Bima en passant un petit col qui découvre une vue splendide sur la côte est de l'île. La encore, un paysage magnifique et des vues excellentes sur les petites rizières, du haut de cette montagne.

Arrive a Sape, a l'embarcadère du ferry, je prend une portion de riz au poulet emballé dans une feuille de bananier pour le déjeuner et j'embarque pour huit a neuf heures de trajet.
Je rencontre John, un prénom qu'il utilise car plus facile a retenir que son véritable prénom russe, backpacker avec un petit sac a dos de 40 litres d'à peine 5 kilogrammes, il va en Papouasie, en auto-stop. Il a déjà fait pas mal de trajet de cette façon, en Indonésie et dans d'autres pays, et c'est apparemment facile de voyager dans un camion avec un gars qui ne demande qu'a discuter pour occuper ses longues heures de route, ou a s'arrêter dans les petits villages pour manger un morceau chez un habitant content d'accueillir un étranger et même de dormir dans un coin de la maison sur le tapis mousse accroché à son sac a dos.

Arrives a Labuan Bajo, 1ere ville a l'ouest de Flores, je pars avec le compagnon de route polonais me renseigner et négocier un bateau pour visiter les iles Komodo demain. Je trouve un bateau a un bon prix qu'on partagera avec 4 autres personnes rencontrées en arrivant jusqu'ici, et notre périple nous emmènera a Rinca, une île a 2 heures de Labuan Bajo contre les 4 heures de trajet pour l'ile de Komodo, trop loin pour une visite a la journée, mais avec les memes monstres si connus.
Lundi 19 juillet 2010
Départ de bonne heure, après avoir acheté une portion de nassi (du riz avec 3 petit bouts de poulet emballé dans une feuille de bananier). On part pour Rinca, sur le petit bateau d'une dizaine de mètres, la vue est paradisiaque la encore, plusieurs iles qui émergent de l'eau, comme le haut de montagnes inondées par la mer, recouvertes d'une végétation rase et verte et de quelques arbres et palmiers.

On arrive a Rinca, et on croise les premiers dragons de Komodo sur le site de l'accueil. Certains d'entre eux sont habitues à venir et rester près du site pour profiter de la nourriture que leurs donnent les rangers qui font visiter l'ile. Un vieux dragon est allongé sous la cuisine, je vois ses cotes apparentes et sa tête maigre qui rappelle vraiment celle de dragons des films fantastiques. Un énorme dragons dors également près de la cuisine, 2 metres de long, 80 kilos. Les plus long d'entre eux feraient 3 mètres de long, ils vivent une 50aine d'années, ils sont carnivores et se régalent parfois d'un buffle, mais plus souvent de singes, de volailles sauvages, et ils sont dangereux car bien qu'apparemment très assoupis, ils sont comme les lézards et peuvent se mettre a courir très brusquement et aller très vite.

Des rangers ont été mordus et obliges d'êtres emmenés à l'hopital, seulement, l'hôpital le plus proche est à Bali, par hélicoptère, il n'y a pas d'hôpital sur l'île de Flores. On fait une petite trekking, la vue est magnifique lorsqu'on domine l'ile et on aperçoit les îles qui entourent Rinca, on croise un buffle, l'oreille a moitié découpée, l'autre moitié est passée par l'estomac d'un dragon.
A notre retour au site des rangers, un mâle de 2 mètres, surement 80 kilos, s'accouple avec une femelle moitié moins large que lui, qu'il écrase de tout son poids. Un autre mâle est derrière eux, et il sera chassé 10 minutes plus tard par le faux mâle paresseux qui écrasait sa promise.

Un photographe désireux d'une photo fétiche s'acharne a lancer des petites pierres et bouts de bois a un autre dragon pour qu'il lui fonce dessus, mais le paresseux ne se déplace que de quelques mètres a chaque fois qu'il se décide enfin a se lever, sûrement en pleine digestion. Le photographe finira en sueur et ravi de sa photo après 1/2 heure d'acharnement sur ce dragon mâle qui ne demandait qu'a manger quelques restes de la cuisine des rangers et aurait bien pu lui croquer un mollet en apéritif ^^.
On reprend le bateau et fait une escale sur le rivage d'une petite ile, où on se régale les yeux, durant une petite plongée masque et tubas, de coraux et de poissons de toutes les couleurs par 1 mètre de fond.

Mardi 20 juillet 2010
Je reste une journée a Labuan Bajo, passage dans un marché aux poissons, puis vais me boire un café et manger ces beignets de banane qui ne coûtent rien, me calent vite et sont si bons, à coté d'un vieux gars content que j'articule 2 mots du patois de Flores, encore différent de la langue indonésienne. Un enfant pleure et jette de pierres a son père qui excite son coq en le frottant vigoureusement et en le retenant face a un autre coq, puis il lance un début de combat qui finit lorsque son propre coq, pour qui l'enfant pleurait, essaie de fuir.

Les indonésiens ont tous leur coq qu'ils cajolent, montrent, mettent face à d'autres pour les exciter et les préparer à de futurs combats. Pas seulement une histoire de fric, juste quelques billets pariés, mais surtout une fierté d'avoir un coq beau, fort et reconnu. Le coq français lui, est bon cuit au vin ^^.

Ballade le soir, à marcher sur une route sinueuse jusqu'à une petite baie a 1/2 heure de marche de Labuan Bajo, un petit paradis qui héberge une dizaine de maison, des pêcheurs. Au bout de la longue jetée, un des pêcheurs assis sur le bord me tend une ligne, coucher de soleil de carte postale. Les poissons qui mangent les morceaux d'appât sur l'hameçon sont magnifiques, certains triangulaires de 20 cm, blanc jaunes et noirs, d'autres fins et longs de 40cm ... je n'ai plus vraiment envie de les manger.

Je rentre tard, beaucoup d'emails et de rédaction sur le blog. Alors que je consulte, une violent tremblement secoue le sol. Mon reflexe est de penser qu'un camion vient de passer à coté de cette cabane de bois et l'a fait trembler sur ses pilotis, mais non, le sol c'est une dalle de béton et les murs de la pierre, et le boss du cyber me fait oui de la tête alors que mon regard le questionne, et que je commence à réaliser que c'était bel et bien un tremblement de terre.
Je rentre après avoir discuté piratage avec le gars du cyber qui me parle de toutes les stars, hackers, d'Indonésie, des pirates informatiques, en progrès mais pas encore au niveau de ceux de Chine qui détiennent tous les records. Un ami m'avais d'ailleurs parlé d'un de ses ami indonésien, programmeur et hacker, qui vit maintenant dans une villa et roule en Porche, le tout payé avec du hacking.
Mercredi 21 juillet 2010
Je prend le ferry après un petit café, et une provision de beignets de banane et de donuts locaux bien gras et chauds. 9h de ferry ou pleins de jeunes viennent me parler, contents de parler et travailler leur anglais et de rencontrer un touriste qui voyage seul, je recevrais pas mal d'emails d'Indonésie a mon retour. Un trajet encore long et tellement agréable, à rencontrer, siester, déjeuner d'une portion de riz, se laisser bercer par le lent tangage du bateau, le petit vent, la chaleur et l'humidité de l'air marin.
J'arrive a Sape, petite ville a l'est de l'ile de Sumbawa. Les camions du ferry sont tous partis sans que j'en trouve un qui aurait une place pour me ramener en direction de Bali.
Je prend un bus local pour Bima. Erfane, le jeune gars qui s'occupe de "charger" le bus en clients ("charger" est le mot qui convient tellement le bus est rempli à craquer), me fait une place, sur le toit, et je me régale durant 2 heures, de ce paysage que je n'avais qu'entre-aperçu a l'aller (et de quelques branches trop basses sous lesquelles passe le bus).

Une vue excellente en passant un petit col, les rizières, des petits villages, des cultivateurs qui font sécher leur riz sur un drap au bord de la route. Erfane dormira comme tous les soirs, dans le bus, a Bima, en attendant le lendemain matin pour recharger à nouveau le bus en clients qui souhaitent joindre Sape pour prendre le ferry. Diner d'un bakso, nouilles et boulettes de viande de poulet, et douche juste avant la coupure de courant durant 1h dans toute la ville, qui coupe également la pompe à eau de l'hôtel.
Jeudi 22 juillet 2010
Petit déjeuner compris comme dans presque tous les hôtels d'Indonésie, ici c'est une thermos d'eau chaude sur la petite table devant ma chambre, un sachet de café en poudre et 2 gaufrettes.
Je fais mon sac attends le prochain bus pour Dompu a mi-chemin avant Uh'U, 1 départ toutes les heures. Les habitants de cette ville font que c'est agréables de patienter dans la rue en bavardant avec tout le monde. Je prend le bus durant 2h de route, cette petite route de campagne, qui fait office de nationale, qui traverse l'ile de Sumbawa, un paysage très vallonné, quelques sommets de petites montagnes sont dans les nuages, un grand soleil, des rizières en dessous, des marais salants, les femmes de pêcheurs qui essaient de venir vendre leur poisson frais par la fenêtre lorsque le bus dépose un passager, le vieil indonésien assis a cote de moi, fumant sa Gitane locale, un tabac additionne de clou de girofle, excellent, qui laisse un gout sucre sur les lèvres, les mamas avec les enfants sur les genoux, on est tous serres les uns contre les autres et j'ai la chance d'être assis, contrairement à d'autres debout et serrés, ou sur le toit, assis sur des cartons.

Arrive a Dompu, j'ai paye 15.000 rupiah le prix normal tout en sympathisant avec un des 2 gars qui s'occupe des passagers et des bagages sur le toit. Une liaison en moto-taxi jusqu'à un carrefour où un autre petit bus local part bientôt pour Uh'U, mais son chauffeur veut me vendre le billet pour 2 fois le prix, et se ravise 10 minutes plus tard, peut être parce que je lui ai demande, d'un air étonne, s'il était vraiment musulman (leur accueil étant si généreux habituellement), ou bien parce que son bus est presque vide et que je commençais à négocier le trajet avec un gars en scooter. Direction la cote sud de Sumbawa, mon voisin de bus parle anglais et me propose de s'arrêter dans son village où je rencontre sa famille, ainsi que l'endroit où il vit, simplement, des gens encore adorables, puis il m'emmène en scooter jusqu'à Uh'U Lakey, la plage réputée à 3 km de Uh'U.
Uh'U Lakey est vraiment isolé, au bout d'une route inutilisée, et seuls quelques surfeurs viennent ici. Je trouve à louer un petit bungalow magnifique avec un lit immense pour un bon prix, il n'y a pas beaucoup de touristes en ce moment, idéal pour négocier les prix. C'est juste face a une petite plage, où je suis surpris de manger un gado-gado, l'assiette de riz et de légumes, pour 3 fois le prix, tout est plus cher ici, tout comme le mie goreng (riz frit) a 15.000 rupiah le soir.

Pas d'eau courante dans l'hôtel, ou trop peu. La pompe principale qui alimente ce hameau en eau de la petite colline d'à coté est en panne et la pompe de secours n'alimente qu'avec un débit trop faible pour prendre une douche, alors sceau d'eau et douche a l'indonésienne comme je fais d'habitude ^^.
L'intérêt du site, les vagues ! Et je n'en n'avais jamais vu d'aussi belles. Sur le spot juste en face de ma chambre, la vague casse toujours au même endroit, a 300 mètres de la plage. Les vagues sont magnifiques, je passe la barre avec un bodyboard que j'ai trouvé à louer et je me régale surtout de voir les surfeurs s'amuser dans de belles figures sur une longue distance. Presque a chaque fois que la vague casse, 2 surfeurs partent, un de chaque coté, l'endroit rêvé pour surfer.
Vendredi 23 juillet 2010
Retour a Bima pour louer une moto et visiter la campagne alentour. Je monte dans un bus et m'assois a l'arrière, il est encore plein, et le gars vient tenter de me vendre le ticket au double du prix, et en rigolant, j'arrive a l'avoir au prix correct, c'est là le truc qui fait que c'est agréable d'être ici, pas de prise de tête avec les requins du tourisme. Un trajet encore agréable, a sympathiser avec les gens autour de moi même s'ils ne parlent pas anglais, il y a toujours 2 ou 3 mots qu'on arrive a comprendre pour commencer. J'arrive a Bima, des gars tous excités tentent de me vendre un billet pour Sape comme pour tous les touristes d'habitude uniquement de passage, et je prends une petite chambre. Malheureusement, toutes les motos sont déjà louées. Je pars faire le tour de la petite ville,et c'est vraiment agréable et accueillant, aucun touriste ne vient jamais ici, il n'y a donc pas tous les vendeurs qui me sautent dessus comme souvent, les habitants sont vraiment très chaleureux, à chaque fois que je m'arrête ne serait-ce qu'une minute, je discute ou serre une main avec un sourire. Diner dans un petit restaurant d'une assiette de riz, de légumes et de tempe, ces graines de sojas croustillantes agglomérées en beignets.

Samedi 24 juillet 2010
Un tour en ville où je trouve enfin le seul distributeur, compatible avec ma carte bancaire Visa, mais je ne me rassure qu'après avoir obtenu des billets, car tant de fois les distributeurs sont en panne, ou bien il y a des coupures de courant, ou ... ou ... . En revenant a mon hôtel, encore des rencontres, et même des retrouvailles de la veille. C'est pourtant rare de croiser des locaux, dans leur magasin, sans qu'ils ne me proposent d'acheter quoi que ce soit.
Je grimpe en haut d'une colline qui domine la petite ville de Bima, alors que les prières musulmanes de midi remplissent la ville, a travers les haut-parleurs au son trop fort et complètement saturé.
Je prend le bus de nuit pour arriver demain matin a Mataram sur l'ile de Lombok. J'ai mal prévu mon coup pour le diner car c'est a 1h du matin que le bus s'arrête pour le repas et j'avais la dalle. J'ai du dormir ... 1/2 heure, après avoir quitté cette place trop froide sous un ventilateur d'air conditionné réglé sur "glacial" que je ne peux pas boucher, et sous les gouttes d'eau de pluie qui traversent le toit du bus et arrivent jusqu'au dessus de mon siège, une mauvaise place, et je m'installe au fond du bus, idéal pour pioncer, sur 2 sièges libres et tout le temps remués (arrière du bus et route pourrie oblige), et surtout au chaud au dessus du moteur. J'aurais même fait l'escalade d'aller aux toilettes, comment expliquer la position, alors qu'il y a 2 gros sceaux au sol remplis d'eau qui permettent de faire chasse d'eau, mais empêchent de rentrer et de poser les pieds au sol, que le bus fonce sur cette petite route sinueuse et pleine de trous, et que le plafond est trop bas pour tenir debout, au dessus de ces WC turcs ?!
Dimanche 25 juillet 2010
Arrivée a 8h du matin, toujours pas dormi plus d'une heure. la route est vraiment pourrie même lorsqu'il y a du bitume, pleine de petits virages, de montées descentes, et notre pilote, je veux dire notre chauffeur, évite sans peine les véhicules qu'il croise par des brefs et nets coups de volant et grands coups de klaxon pour qu'ils s'écartent et pour ne pas réduire sa grande vitesse de "croisière".
Arrive a la station de bus de Mataram, comme d'habitude 20 personnes pour vendre des tickets pour toutes les directions alentours possibles, et j'ai vite fait de m'en débarrasser avec ma traditionnelle bonne humeur matinale quand je n'ai pas dormi. Retour a Oka, un homestay tenu par une famille hindou ou je loue une moto alors que je vais tout d'abord dormir un peu. Un regard sur le ciel menaçant, je pars visiter un temple où viennent pratiquer tout autant des hindous que des musulmans. Je file ensuite en espérant trouver un petit marché local mais je ne trouve que des petites routes et un paysage contraste des quelques rares rayons de soleil qui traversent des nouages lourds et gris.

Lundi 26 juillet 2010
Départ d'une ballade en moto vers une ile, des fois que je trouve des touristes pour partager un bateau et y accéder, un petit coin réputé magnifique pour le snorkling, mais je finis par arriver a l'embarcadère pour le ferry, discute avec un gars qui veut me vendre un billet pour Kuta pour demain alors que lui est dans un bus sur la route de Surabaya a Java, à 2 jours de bus d'ici, un vendeur jusqu'auboutiste. Retour vers Mataram, après une pause de 2h sous un de ces petits abris de cultivateurs de riz sur un bord de route, car la pluie est comme celle de Guyane, en 2 secondes je suis trempé jusqu'à l'os.

Mardi 27 juilet 2010
Je discute avec mes voisins de chambre qui vont profiter de Lombok en scooter, alors que je n'aurais profite que de la pluie. D'autres voisins travellers échangent sur leurs périples en Chine, au Tibet, en Irak, ... Je prends le minibus direct pour Kuta que j'ai réservé hier a 150.000 rupiah, pensant payer a peine plus que si j'avais du négocier les 4 ou 5 bemos que j'aurais du prendre pour enfin arriver à Kuta, mais je me rendrais compte que j'ai dépensé presque 50.000 de plus en fin de compte. Je rencontre un couple de français de retour des iles Gili Trawangan, cette ile que je pensais rejoindre au tout début de cette aventure jusqu'aux dragons et je suis bien content de mon choix après qu'ils m'aient raconté l'orgie touristique sur ces îles. Agréable de parler français et de ne plus être restreint a mon pauvres vocabulaire d'anglais, même si je n'aime toujours pas jouer aux cartes ^^.
Comme je le pensais, Gili Trawangan est le point de rencontre des touristes qui aiment la fiesta entre touristes, qui veulent tester des champignons magiques, pouvoir fumer de l'herbe sans craindre la police indonésienne, absente de l'ile, alors que c'est risquer la peine capitale en Indonésie, et se régaler de plongée et de snorkling durant la journée.

Arrivé en ferry sur l'île de Bali, le ticket que j'ai, c'est un bus, qui va déposer tous les touristes chacun leur tour dans les 4 endroits principaux de Bali, 3 heures de trajet, et je regrette encore plus d'avoir payé trop cher, car je viens d'apprendre qu'un bus local partait directement pour Kuta en 1h ^^
Arrive ensuite et enfin a Kuta, comme je le redoutais, je ne trouve pas de chambre a moins de 150.000 rupiah dans le quartier ou je suis, 14 euros, je trouverais moins cher et changerais demain.
Un petit snack de repas indonésien dans une rue sombre a prix local entre 2 immeubles, rare de trouver ça dans ce quartier, et forcement les gars, des indonésiens qui bossent ici, sont surpris de voir un touriste manger avec eux.
Mercredi 28 juillet 2010
Je trouve une chambre un peu moins chère, mais ce sera difficile de trouver mieux dans cette ville trop touristique, alors qu'il y est même impossible de négocier les prix, comme lorsque j'ai essayé pour ma nouvelle chambre et que le gars me dit en souriant que son prix fixe est suffisant pour que la chambre soit louée facilement et qu'il y trouve son compte, c'est bien diffèrent de l'Indonésie que je connais.
Pas moyen de faire autrement vu le temps qui ne sèche pas et que je pars demain, je dois faire faire ma lessive, là encore chère comparé à d'habitude, Kuta est vraiment une sorte de côte d'Azur pour ce qui est des prix et du business local. Je peux par contre trouver quelques bouquins d'occasion en français avec un brin plus de choix que d'habitude. L'ami que j'ai rencontre a Kuta par le site de couchsurfing, qui est gérant d'une agence de tourisme, m'explique qu'il loue sa chambre meublée a Kuta pour 1.500.000 rupiah, 140 euros. Le gars qui vend quelques DVD, avec qui j'ai diné hier soir sur le snack indonésien paye, lui, sa chambre 500.000 rupiah, 45 euros par mois, également a Kuta. Un gars avec qui je dinais a Labuan Bajo, prof d'anglais, me disait gagner 2.500.000 rupiah par mois, 240 euros, et le gars du cyber café de la même petite ville me disait se faire environ 2.000.000 rupiah par mois. Ça renseigne plutôt bien sur le contraste entre les touristes et les locaux.
Jeudi 29 juillet 2010
Je vais à l'aéroport prendre mon avion. Problème, j'ai changé tous mes rupiah, habitué à ne plus avoir de frais après avoir enregistré mes bagages, mais à l'enregistrement, on me demande de payer pour mon bagage, et je devrais également payer une taxe pour quitter l'aéroport et rejoindre les salles d'embarquement !
Décollage sur cet piste qui longe la mer, puis une vue sur la mer de Java et sur quelques îles dont je ne vois souvent que le sommet d'anciens volcans qui dépassent au dessus des nuages. Bali ne me manquera pas, mais l'Indonésie sera peut-être l'endroit que j'aurais préféré dans mon voyage, certainement pour ses indonésiens !
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